
Quantic dream est le studio de développement de Omicron: A nomade soul, excellent jeu qui avait vu le jour il y a de cela quelques années et qui avait valu la renommée de la boite. Cherchant constamment a innover Quantic Dream nous sort un second jeu dans la lignée du précèdent. Alors qu'en est-il? Sommes nous en face d'une pur bombe ou Quantic Dream n'est il pas a la hauteur de son précèdent jeu. Je peux vous répondre tout de suite, oui le jeu est très bon malgré quelques défauts, mais c'est le genre de jeu qui vous marque et dont vous gardez une trace indélébile.
L'histoire commence donc simplement. Vous incarnez Lucas Kane, vous venez d'assassiner un homme dans les toilettes d'un petit self de quartier à New York. Le Hic c'est que vous n'étiez apparemment pas en possession de votre corps et vous vous "réveillez" seulement après avoir commis le méfait, couvert de sang, agenouillé sur le cadavre de votre victime.

Pendant que vous discutez tranquillement avec votre nouvel ami, à quelques mètres de la dans le restaurant un policier prend un café. Comme je vous l'est dit plus haut le jeu est un film et d’ailleurs le découpage des plans est repris à la série 24, il y aura donc souvent des passages avec plusieurs fenêtres a l’écran montrant la progression ou l’emplacement de différents personnages. Nous sommes donc dans les toilettes d’un petit bistrot miteux et vous devez vous enfuir sans que le policier assis au comptoir ne vous arrête, où tout du moins essayer. Vous allez donc interagir avec le décor pour nettoyer la scène du crime. Un balai dans le coin vite, je me dirige dessus, une icône apparaît alors en haut de l'écran m'indiquant l'action que je peux effectuer. La mécanique du jeu est assez spéciale, pour
effectuer une action vous devez vous diriger vers l'objet ou la personne avec laquelle vous devez interagir et effectuer le mouvement de souris indiqué par l'icône en gardant le bouton gauche de la souris enfoncé. Déconcertant au début c'est assez pratique à la fin car toutes les actions "de bases" s'effectuent à la souris. Vous prenez donc le balai et d'un clic sur la souris suivie de mouvements de haut en bas vous passez la serpillière sur les traces de sang. Vous vous dirigez ensuite vers l'évier afin de vous lavez le sang que vous avez sur le visage. Vous cachez l'arme du crime et vous avez presque l'air normal, presque... .Car vous disposez tout au long du jeu d'une bar de mental qui vous informera constamment sur l'état mental de votre personnage. Autant dire que dans la situation présente, le héros est déprimer et affolé, ce qui a des répercutions sur la façon dont vous vous comportez avec les autres. Vous allez devoir tout au long de votre progression garder cette barre mentale à un niveau optimal, car si vous la faites chuter au minimum votre pe
rsonnage risque de sombrer dans la folie, voir se suicider, ou les deux.
Apres avoir tout nettoyé vous sortez des toilettes où a eu lieu le crime, et la plusieurs choix s'offre a vous, sois vous retournez tranquillement a votre place finir votre repas, sois vous fuyez en courant sans payer la note. Dans le premier cas vous êtes très discret et personne ne vous a remarqué ce qui ralentira l'enquête dans la suite du jeu, dans le second cas tout le monde vous a vus et vous êtes le suspect idéal. Tout au long du jeu de nombreux choix dans le genre s'offriront a vous et tout dépend de la façon dont vous jouez et de votre caractère. Vous vous en êtes donc sortie plus ou moins bien et vous allez laisser notre ami le gentil tueur schizophrène pour prendre désormais le control de la charmante policière Carla Valenti, chargée de l’enquête. Pendant toute la durée de votre expérience avec Fahrenheit, vous allez constamment switcher entre les différents personnages et c’est ça qui renforce votre expérience de jeu, car vous incarnez et le tueur et l’inspecteur entre autres termes vous vous recherchez vous-mêmesJ. La progression du jeu dépend donc de vos choix vis-à-vis des personnages, préférer boucler rapidement l’affaire et négliger beaucoup de chose avec Lucas pour que Carla retrouve les indices facilement et vous retrouve donc dans la même voie. Mais autant le dire tout de suite et c’est la le gros point qui m’a déçu dans Fahrenheit, même si le fait d’avoir plusieurs voies possibles a emprunter, est très plaisant, cela n’a pas de changement majeur sur le cours de l’histoire. Vous aurez accès a des endroits en plus selon comment vous jouez mais vous devrez obligatoirement passer par certain point « check point », et après avoir refait le jeu plusieurs fois sa en devient lassant. L’exemple le plus flagrant par exemple à un moment du jeu vous allez devoir effectuer un portrait robot et si il est plus ou moins ressemblant le jeu attribuera un pourcentage, mais cela n’a pratiquement aucun effet sur la suite du jeu, c’est vraiment ma plus grosse déception. On pourra noté quelques fautes notamment dans les phrases prononcées par les personnes interrogées : « Pourriez-vous le reconnaître ? » « je ne sais pas je ne l’est pas bien vu… » Et trois phrases plus loin la même femme d’ajouter « Je le reconnaîtrais entre milles ! ».
Revenons maintenant au gameplay du jeu comme je l’est citais plus haut pour effectuer toutes les actions ditent de bases du jeu vous devrez vous débrouiller avec votre souris. Par exemple pour prendre un balai vous devrez effectuer un quart de cercle avec la souris, etc. Généralement les mouvements demandé sont logique (Pour grimper a un grillage c’est un enchaînement de quart de cercle vers la gauche et vers la droite).
A ce système s’ajoute deux autres types de gameplay qui s’intègrent très bien au style du jeu. Le premier, pour ceux qui connaissent est emprunté aux Track and Field, vieux jeux sur consoles où il s’agissait de bourriner comme un forcené ses touches, épuisant a sans péter les phalanges. Plusieurs séquences de jeu reprennent le principe vous devrez appuyer sur les touches gauche et droite en rythme pour faire grimper la barre. Mais tout dépend de la situationj, dans certain cas vous devrez appuyer dans un rythme crescendo, dans d’autres cas vous devrez êtres très rapide dès le début et maintenir la barre au maximum sous peine de chute. Le deuxième style de gameplay est emprunté lui au vieux jeu "Simon", c’est le jeu où l’on doit mémoriser des séries de couleurs et de son pour les reproduire nous même quelques secondes après. Ici vous disposer de deux ronds composés chacun de quatre couleurs, les deux ronds sont les mêmes mais ils symbolisent chacun deux jeux de touches que vous aurez préalablement configuré. Lorsque le jeu vous prévient vous devez appuyer comme il le faut et au bon moment sur les touches qui sont représentées a l’écran. C’est drôles au début mais sa peu devenir lassant tout dépend du niveau de difficulté auquel vous jouez et de votre propre niveau. Car Fahrenheit est un jeu très simple mais pas simpliste. Au niveau de difficulté minimum le jeu se fini en une petite huitaine d’heure grosso modo, par contre en niveau difficile le challenge se corse et toute erreur de timing au jeu du "Simon" peut s’avérer fatal.
D’un point de vue graphique le jeu est loin de ce qui se fait actuellement, certes les textures sont plutôt jolies et quelques effets sont sympathique mais la modélisation des personnages n’est pas au top niveau. Par contre l’animation est tout bonnement hallucinante, pratiquement tout le jeu a été réalisé grâce a la motion capture et sa s’en ressent les animations sont fluides et réaliste sa bouge bien et sa se voit.
Du point de vue du contenu générale le jeu est très bien fournit, la bande son est excellente et l’on a des artistes reconnus et tout sa s’intègre parfaitement dans l’univers. On a également le droit a toute une tripoté de bonus, de vidéo, toute les musiques sont déblocables (Grâce a des cartes bonus trouvables dans le jeu) et tout un tas de photos, de dessins, etc.
Au final Fahrenheit s’avère être un excellent jeu dans son genre mais qui ne plaira pas a tout le monde. Car effectivement c’est ce que l’on pourrait appeler un jeu de genre, il est inclassifiable, mais nous en remercions Quantic Dream qui dans un flot perpétuel de suite, nous fait parvenir un petit rayon de soleil.
Certes le jeu n’est pas parfait, les graphismes sont loin du compte, des petits défauts au niveau des dialogues ainsi qu’une trop faible incidence de nos actions sur le déroulement du jeu son pénalisant mais se n’est pas si gênant.
Le point qui pourra diviser le plus et la faible interactivité présente, c'est-à-dire que l’on contrôle un film. Sa peut être un plaisir pour les yeux que de voir notre héros accomplir des choses parfaitement après un enchaînement stressant au "Simon", comme certain peuvent crier au scandale car au final notre personnage n’est pas réellement totalement dirigé par nous.
Fahrenheit est une expérience unique, et risque de plaire autant que de déplaire, mais je vous conseil quand même d’essayer car trop peu de chosesnouvelles sortent ces temps-ci et une petite brise de fraîcheur sa fait quand même du bien.




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